Les députés européens divisés face au programme de travail 2010 de la Commission européenne qui sera débattu mardi à Strasbourg.
Tous les ans, la Commission présente ses priorités pour l'année en cours. Pour 2010, le débat se déroulera mardi 20 avril à partir de 10h30 et les avis des députés divergent fortement. a suivre ici en direct mardi.
Le programme de travail de la Commission européenne pour 2010 divise le Parlement européen. Le Parti populaire européen se réjouit des efforts pour relancer l'emploi et réguler les marchés financiers. Face à lui, les socialistes regrettent un manque d'ambition et de vision cohérente pour l'Europe. Quant aux Verts, ils attendent de voir ce que ce programme recouvre concrètement. Un débat aura lieu mardi dans l'hémicycle.
Tous les ans, la Commission européenne publie son programme de travail pour l'année en cours. Elle y liste les propositions - d'ordre législatif ou non - qu'elle souhaite soumettre au Parlement européen et au Conseil (représentant les Etats membres).
Le programme pour l'année 2010 a été rendu public le 31 mars dernier et s'appuie largement sur les lignes directrices présentées par le Président Barroso lors de son élection, le 16 septembre 2009.
Des lignes de clivage claires entre familles politiques
Listant quatre priorités - lutter contre la crise, placer le citoyen au cœur de l'action européenne, renforcer le rôle de l'UE dans le monde et moderniser les méthodes de travail de l'UE -, il a soulevé des réactions très diverses au sein des différentes familles politiques.
« Le plus important est de créer à nouveau de l'emploi, de continuer à réguler les marchés financiers et à stabiliser l'euro et de faire en sorte que l'Europe soit écoutée et respectée dans le monde » : le Français Joseph Daul, patron du Parti populaire européen et soutien de la première heure à José Manuel Barroso, a affiché sa satisfaction à la lecture du document.
Les socialistes déplorent en revanche un manque d'ambition et une absence de vision pour l'Europe. « Les propositions en matière de services financiers ne vont pas assez loin pour empêcher les abus du passé et l'instabilité, et la dimension sociale est sous-développée », selon leur leader, l'Allemand Martin Schulz. Il appelle à une croissance durable et des emplois « verts ».
Les libéraux et les Verts saluent quant à eux certains éléments sans verser dans la béatitude. « La Commission ne donne qu'un aperçu et nous sommes curieux de savoir quel sera le contenu réel », pointe du doigt l'Allemande Rebecca Harms, appelant par ailleurs à la mise en place d'une taxe sur les transactions financières. « Concernant la crise financière et la récession, la Commission reste trop timorée. Nous avons besoin de mesures-phares comme la création d'un Fonds monétaire européen », souligne le Belge Guy Verhofstadt (Alliance des démocrates et des libéraux).
Le Parlement consulté en amont
Pour la première fois, le document liste également les priorités pour les quatre années à venir (2010-2014). Grâce au nouvel accord interinstitutionnel entre la Commission et le Parlement, les députés européens seront associés au processus de plus en plus en amont. En 2011, des débats préliminaires seront ainsi organisés en commissions parlementaires.
Le débat se déroulera mardi 20 avril à partir de 10h30.


















