Parlement européen - Lettre d'information du bureau d'information pour le Sud-Est - janvier 2012
Le Parlement européen a élu son nouveau président lors de la première session plénière de la nouvelle année : le social-démocrate allemand Martin Schulz. Retrouvez sa biographie ainsi que des extraits de son premier discours en tant que Président du Parlement au Conseil européen du 30 janvier à Bruxelles.
Egalement au sommaire de votre lettre d'information : le programme d'échange universitaire Erasmus fête ses 25 ans, et un dossier sur le rôle du Parlement européen dans l'accord anti-contrefaçon ACTA. Bonne lecture !
Martin Schulz, Président du Parlement européen
Les députés européens ont élu le social-démocrate allemand Martin Schulz nouveau Président du Parlement européen avec 387 voix sur 670 suffrages exprimés, le 17 janvier à Strasbourg. M. Schulz dirigera le Parlement européen pendant deux ans et demi, jusqu'au début de la prochaine législature, en juillet 2014.
Dans une brève allocution au Parlement européen à Strasbourg immédiatement après le vote, M. Schulz a déclaré: "Nous devons être conscients que les Européens sont moins intéressés par les débats institutionnels que par l'avenir de leurs enfants, leurs emplois, leur retraite, la justice sociale"(...). Cette Assemblée est bien le lieu où sont représentés les intérêts des gens, où siègent les délégués du peuple européen".
Depuis 1994, Martin Schultz est député au Parlement européen. Il a été membre de plusieurs commissions parlementaires, y compris la sous-commission des droits de l'homme et la commission des libertés civiles et des affaires intérieurs. En 2000, il est à la fois président de la délégation allemande du PSE (membres du SPD) et vice-président des députés socialistes. Retrouvez toute sa biographie sur le lien ci-dessous.
Le Président Schulz au sommet européen du 30 janvier
Pour la première fois depuis qu'il a pris ses fonctions, le Président du Parlement Martin Schulz s'est adressé aux chefs d'Etat et de gouvernement européens, réunis à Bruxelles pour un sommet ce lundi. Il leur a rappelé que le Parlement européen devait être partie prenante des débats sur la crise de la zone euro. Il a aussi souligné que les cures d'austérité ne sortiraient pas l'Europe de l'ornière si elles ne sont pas accompagnées d'investissements dans la croissance et l'emploi.
Quatre propositions :
« Nous voulons une taxe sur les transactions financières », a rappelé Martin Schulz. C'est en effet l'un des chevaux de bataille du Parlement européen. Une telle taxe pourrait rapporter quelque 200 milliards d'euros chaque année dans l'UE.
« Nous voulons des euro-obligations, a-t-il continué, pour atténuer la crise de la dette et stabiliser le système bancaire ». « Nous voulons une agence de notation européenne qui mette fin au monopole américain et échappe à tout conflit d'intérêts », a-t-il ajouté. Enfin, « nous voulons une initiative européenne en faveur de la croissance (...) qui emploierait les milliards de fonds européens que les États membres n'ont pas utilisés ».
Néanmoins, au lieu de cela, de nombreux gouvernements se concentrent uniquement sur la discipline budgétaire, une stratégie jugée autodestructrice selon beaucoup, a regretté le Président du Parlement.
Eviter la scission de l'Europe
Il a également appelé les dirigeants européens à lutter contre toute division : « nous ne pouvons admettre que l'UE éclate ou qu'une Europe à plusieurs vitesses soit consolidée. Divisés, nous sommes faibles; unis, nous sommes forts ».
Enfin, il a martelé que l'union budgétaire en préparation devait être soumise au contrôle du Parlement européen et des parlements nationaux. Selon lui, les 26 pays de cette union devraient participer aux sommets européens, qu'ils soient membres de la zone euro ou non, de même que le Parlement européen.
Erasmus fête ses 25 ans !
Lancé en 1987, le programme d'échanges étudiants Erasmus fête son quart de siècle cette année. Près de trois millions d'étudiants et d'enseignants ont pu partir à l'étranger grâce à ses bourses.
Le programme Erasmus est-il victime de son succès ? Il est en tous cas devenu synonyme d'ouverture d'esprit, d'étranger, de rencontres, d'études, de compétences linguistiques... En conséquence, la Commission européenne a proposé des fonds supplémentaires pour la période 2014-2020
Accord anti-contrefaçon (ACTA) : le rôle du Parlement européen
Jeudi 26 janvier, les représentants de 22 Etats membres et de l'Union européenne ont signé à Tokyo l'Accord commercial anti-contrefaçon (ACTA). Néanmoins, cet accord ne peut entrer en vigueur sans l'accord du Parlement européen. Quelles sont donc les prochaines étapes ?
Le but de l'accord ACTA est de renforcer le respect des droits de propriété intellectuelle, y compris sur internet, et d'aider à lutter contre la contrefaçon et le piratage de vêtements de luxe, de musique, de films... Il a été négocié entre l'UE, les Etats-Unis, l'Australie, le Canada, le Japon, le Mexique, le Maroc, la Nouvelle-Zélande, Singapour, la Corée du Sud et la Suisse.
Prix Charlemagne pour la Jeunesse européenne 2012 : nouveau délai pour le dépôt des candidatures
Le délai pour soumettre des candidatures pour l'édition 2012 du Prix Charlemagne pour la Jeunesse européenne a été prolongé jusqu'au 13 février 2012. Ce qui donnera l'opportunité à un plus grand nombre de candidats de participer à la cinquième édition du prix. La procédure pour envoyer les candidatures est simple et directe.
Le Prix Charlemagne pour la Jeunesse européenne organisé conjointement par le Parlement européen et la Fondation internationale du prix Charlemagne d'Aix-la-Chapelle récompense des projets entrepris par des personnes âgées de 16 à 30 ans qui contribuent à promouvoir la compréhension entre les peuples de différents pays européens.



















