Parlement européen - Lettre d'information du bureau d'information pour le Sud-Est - décembre 2011

 

Le Prix Sakharov 2011 pour la liberté de l'esprit a été remis cette semaine à cinq activistes du Printemps arabe. L'une d'entre eux, l'Egyptienne Asmaa Mahfouz, a utilisé les réseaux sociaux comme Facebook et Twitter pour encourager ses concitoyens à se soulever et à défendre leurs droits. Elle a accepté de chatter en direct avec les fans du Parlement européen sur Facebook, mercredi 14 décembre, peu avant la cérémonie officielle de remise du Prix dans l'hémicycle du Parlement européen à Strasbourg. Retrouvez le "chat" dans notre newsletter.

Egalement au sommaire de notre newsletter : les migrants des pays tiers travaillant légalement dans l'UE vont jouir de droits comparables à ceux des ressortissants de l'UE en matière de conditions de travail, de sécurité sociale et d'accès aux services publics, selon un nouveau "permis unique" adopté par le Parlement mardi 13 décembre. Retrouvez tous les détails de la législation.

Quatre-vingts millions d'Européens, soit 16% de la population, vivent dans la pauvreté. Que font l'Union européenne et les Etats membres pour combattre ce fléau ? La première convention annuelle de la nouvelle plateforme européenne contre la pauvreté et l'exclusion sociale s'est réunie à Cracovie en octobre pour chercher des solutions. Le député belge Frédéric Daerden (Socialistes et démocrates) y était et a fait part de ses observations aux membres de la commission de l'emploi la semaine dernière.

Enfin, 'last but not least', les députés ont débattu des résultats du dernier sommet européen, qui avait pour objectif rien de moins que de sauver l'euro... Retrouvez les réactions et analyses de vos députés européens en plénière, ainsi que le résumé du débat avec Herman Von Rompuy et José-Manuel Barroso.

 
 

Le Printemps arabe distingué par le Prix Sakharov 2011

Le Prix Sakharov pour la liberté de l'esprit 2011 du Parlement européen a été attribué à un groupe de cinq militants du printemps arabe en reconnaissance et soutien de leur combat en faveur de la liberté et des droits de l'homme : Asmaa Mahfouz (Égypte), Ahmed al-Zubair Ahmed al-Sanusi (Libye), Razan Zeitouneh et Ali Farzat (Syrie) et, à titre posthume, à Mohamed Bouazizi (Tunisie).


Asmaa Mahfouz

Mme Mahfouz a rejoint le Mouvement égyptien des jeunes du 6 avril en 2008, en aidant à organiser des grèves pour les droits fondamentaux. Le harcèlement soutenu des journalistes et des militants par le régime de Moubarak ainsi que l'exemple tunisien ont conduit Mme Mahfouz à organiser ses propres manifestations. Ses vidéos sur Youtube et ses messages sur Facebook et Twitter ont contribué à motiver les Egyptiens à revendiquer leurs droits sur la place Tahrir. Après avoir été détenue par le Conseil suprême des forces armées, elle a été libérée sous caution en raison de la pression de militants de premier plan.


Ahmed al-Zubair Ahmed al-Sanusi

M. Ahmed al-Sanusi, également connu pour être le plus ancien « prisonnier d'opinion », a passé 31 ans dans les prisons libyennes à la suite d'une tentative de coup d'État contre le Colonel Kadhafi. Membre du Conseil national de transition, il œuvre désormais à  « parvenir à la liberté et retrouver l'humanité » et à mettre en place les valeurs démocratiques de l'après-Kadhafi en Libye.


Razan Zaitouneh

Mme Zaitouneh, avocate des droits humains, a créé le blog syrien sur les droits de l'homme « Human Rights information link » (SHRIL) qui rend compte des atrocités perpétrées en Syrie. Elle a révélé au grand jour les meurtres et atteintes aux droits de l'homme commis par l'armée et la police syriennes. Ses messages sont devenus une source importante d'information pour les médias internationaux. Elle est à présent recherchée par les autorités qui l'accusent d'être un agent à la solde de l'étranger et ont arrêté son mari et son frère cadet.


Ali Farzat

M. Farzat, satiriste politique en Syrie, est bien connu du régime syrien et de son dirigeant, le Président Bachar al-Assad. M. Farzat est devenu plus direct dans ses caricatures quand les soulèvements de mars 2011 ont commencé. Elles ont contribué à inspirer la révolte en Syrie. En août 2011, il a été gravement battu par les forces de sécurité syrienne qui lui ont cassé les mains en guise d' « avertissement », et confisqué ses dessins.


Mohamed Bouazizi

M. Bouazizi, un vendeur ambulant tunisien s'est immolé par le feu en signe de protestation contre l'humiliation et le harcèlement incessants des autorités tunisiennes. La sympathie du public et la colère inspirée par ce geste ont conduit à évincer le président tunisien Zine El Abidine Ben Ali du pouvoir. L'auto-immolation de M. Bouazizi a également suscité des soulèvements et des appels au changement dans d'autres pays arabes comme l'Égypte et la Libye, collectivement connus sous le nom de  « printemps arabe ».

 
 
 

Travailleurs étrangers : des droits et un permis unique résidence/travail

Les migrants des pays tiers travaillant légalement dans l'UE vont jouir de droits comparables à ceux des ressortissants de l'UE en matière de conditions de travail, de sécurité sociale et d'accès aux services publics, selon un nouveau "permis unique" adopté par le Parlement mardi 13 décembre. En outre, les formalités administratives seront réduites avec l'obtention, via une procédure unique, d'un permis de travail et de résidence. Les États membres auront 2 ans pour adapter leur législation aux nouvelles règles.

 
 

 

L'UE face au fléau de la pauvreté

Quatre-vingts millions d'Européens, soit 16 % de la population, vivent dans la pauvreté. Que font l'Union européenne et les Etats membres pour combattre ce fléau ? La première convention annuelle de la nouvelle plateforme européenne contre la pauvreté et l'exclusion sociale s'est réunie à Cracovie en octobre pour chercher des solutions. Le député belge Frédéric Daerden (Socialistes et démocrates) y était et a fait part de ses observations aux membres de la commission de l'emploi.

 
 
 

Sauver l'euro : les députés ont débattu des résultats du dernier sommet européen

 

Une règle d'or limitant les déficits budgétaires dans la plupart des pays de l'UE : voilà le principal accord trouvé lors du sommet européen des 8 et 9 décembre. Les députés européens ont salué ce résultat lors d'un débat mardi matin. Ils ont néanmoins précisé que les stratégies économiques devraient aussi relancer la croissance pour restaurer la confiance des citoyens. Des échanges de vues musclés ont également eu lieu au sujet du véto britannique sur un nouveau traité européen.

Pour sa part, le Président du Parlement européen, Jerzy Buzek, a commenté la situation : « Notre problème n'est pas en premier lieu un problème de traités. C'est un problème de gouvernance économique dans certains pays et un problème de confiance entre nous. Les marchés ne font pas confiance aux pays. Les citoyens ne font pas confiance aux hommes politiques. Les pays ne se font pas confiance ».