Lutte contre le terrorisme : faut-il autoriser les scanners corporels dans les aéroports ?
Si les scanners corporels doivent être introduits, alors ils doivent être rendus obligatoires dans toute l'Union européenne. Mais avant, il faut être sûr de leur efficacité et de leur inocuité et s'assurer qu'ils ne portent pas atteinte à la vie privée. C'est en substance la conclusion du débat du mercredi 10 février dans l'hémicycle du Parlement européen.
Les scanners corporels doivent-ils être rendus obligatoires dans les aéroports ? Cette nouvelle génération de scanners permet de voir les passagers nus, et donc de détecter d'éventuels explosifs (liquides, produits chimiques...) qui n'auraient pas été détectés par les scanners à métaux, traditionnellement utilisés dans les aéroports. Aurait-on découvert la panacée en matière de sécurité aérienne ?
Tous les députés ont été d'accord pour dire que l'introduction de scanners corporels uniquement dans certains pays ou aéroports ne pouvait apporter aucun résultat. En somme, la logique du « tout ou rien » : soit on les rend obligatoire partout, soit on les supprime. Il convient « de déterminer s'ils sont efficaces, compatibles avec le droit à la vie privée et s'ils n'ont pas d'incidence sur la santé » a plaidé Alfredo Pérez Rubalcaba au nom de la Présidence espagnole du Conseil de l'Union européenne.
Le commissaire européen Siim Kallas, présent lors du débat, a affirmé que les scanners corporels ne seraient pas rendus obligatoires dans les aéroports pour l'instant (ils sont de facto déjà utilisés dans certains aéroports). La Commission européenne devrait présenter une étude sur l'ensemble des questions soulevées par cette technologie au mois d'avril.


















