Accompagner les jeunes à l'étranger
On sait qu'Erasmus permet d'aller étudier en Europe sans perdre une année universitaire. Mais saviez vous que l'Union européenne permet également aux jeunes de mener un projet humanitaire ou de volontariat dans l'Union ? Exemple avec le jeune marseillais Lamine N'Diaye parti en Lituanie. Publié dans La Provence du 15 avril.
On connaît Erasmus, programme d'éducation qui permet à des jeunes de pouvoir étudier à l'étranger, donnant l'assurance que leurs diplômes seront reconnus dans leur pays d'origine. En région PACA, en 2007-2008, près de 1200 étudiants ont pu bénéficier de ce programme, la plupart avec des bourses complétées par le Conseil régional PACA.
Car en moyenne la bourse d'un étudiant Erasmus s'élève à 150 euros par mois. C'est peu comparé au coût d'un séjour de plusieurs mois à l'étranger, pendant lesquels il faut se nourrir, se loger et vivre. Le Parlement européen s'est battu pour que les bourses soient augmentées à 300 euros. Le compromis adopté avec les Etats-membres, pour 2007-2013, est à présent de 200 euros par mois.
Avec le Service Volontaire Européen (SVE), initiative lancée par l'Europe en 1998, c'est une autre possibilité qui s'offre aux 18-30 ans : partir à l'étranger pour réaliser un projet d'intérêt général pouvant durer de deux à douze mois. Le candidat volontaire bénéficiera sur place d'un accompagnement continu sous forme de tutorat ainsi que d'une formation linguistique. Les frais du séjour (hébergement, transport, couverture maladie...) seront pris en charge par la structure d'accueil. Le "volontaire" pourra aussi s'appuyer sur une indemnité allant de 140 à 210 euros selon les pays de son choix. La palette de possibilités est large entre l'Europe, la Méditerranée, l'Afrique, l'Asie et l'Amérique latine. Quatre structures coordinatrices sont chargées de ce travail en région : : Eurocircle, Pistes solidaires, Chantiers de jeunes Paca et l'ADCEI.
Le témoignage de Lamine N'Diaye, 8 mois à Vilnius
"Intéressant à 300 %"
"Intéressant à 300%"
Il voulait voyager et apprendre des langues mais n'en avait pas les moyens. Lamine N'Diaye, 24 ans, a trouvé dans l'exercice du Service Volontaire Européen, le moyen idéal de pouvoir satisfaire ses deux envies. "Il fallait avoir envie de bouger, de quitter pour un moment son milieu, c'était une simple question de motivation au départ", explique le jeune homme. Son bac de commerce en poche, ce jeune Marseillais originaire du Sénégal n'a pas eu peur d'entreprendre des démarches pour partir six mois en Estonie. Le Centre régional d'information jeunesse (Crij) et l'Association Eurocircle l'ont guidé dans ses choix. Et c'est à Vilnius, capitale de la Lituanie que Lamine a pu poser ses valises. Une ville inconnue pour lui. Encore plus surprenante qu'il ne l'imaginait. Surtout quand il l'a découverte sous la neige."La ville était très différente de Marseille et ce n'était pas très facile de s'acclimater quand le thermomètre indique -34º".Deux tutrices d'accueil sur place, un petit pécule en poche, le jeune "volontaire européen" a travaillé pendant huit mois pour une association non gouvernementale orientée vers les mères et leurs enfants. En dehors de son job, il s'est lie d'amitié autant avec les autres SVE, expatriés comme lui, qu'avec les Lituaniens. "C'est une expérience intéressante à 300% qui m'a permis d'apprendre le Lituanien et d'approfondir mon anglais". Depuis, Lamine n'a qu'une idée en tête : repartir à l'étranger. Sa destination rêvée ? Le Canada. "J'aimerai pouvoir viser un BTS de commerce international" affirme Lamine. "Le séjour en Lituanie m'a ouvert l'esprit, c'est une expérience que je conseillerai à tout le monde". Histoire de voir du paysage, de rencontrer des gens intéressants et de s'ouvrir l'esprit.



















